Élections Régionales 2004

L'élection régionale en France permet d'élire les conseillers régionaux qui siègent au conseil régional.

D'après le code électoral, article 336, « Les conseillers régionaux sont élus pour six ans ». Par mesure transitoire, leur mandat sera de quatre ans pour les élections de 2010, depuis l'adoption de la loi du 26 janvier 2010 et de la loi n° 2010-145 du 16 février 2010, afin d'assurer la concomitance des élections régionales avec celles des conseillers généraux. Les élections ont lieu au mois de mars. Les élections les plus récentes se sont tenues les 14 et 21 mars 2010.

A savoir :

Un projet de loi a été promulguée le 16 décembre 2010. Elle a été publiée au Journal officiel du 17 décembre 2010 et prévoit notamment la suppression des conseillers régionaux et leur remplacement par des conseillers territoriaux qui siègeront dans les deux assemblées. Ils seront élus au niveau des cantons par un scrutin uninominal à un tour, avec 20% des sièges répartis à la proportionnelle. Cette réforme s'appliquera pour les élections de 2014.

Elections Régionales 2004 - 1er tour - Typologie des résultats

Un vainqueur surprise : la participation.

Elections Régionales 2004 - 1er tour - Taux d'abstention

L'analyse de Bernard Sananes, notre spécialiste de la carte électorale :

Au 2eme tour, la gauche devrait inverser le rapport de forces et être nettement majoritaire en nombre de régions détenues.

Sur la base des résultats du 1er tour et d’une projection de reports de voix de second tour, la gauche pourrait espérer conquérir un minimum de 6 régions supplémentaires.

Cinq régions lui semblent acquises sauf complet retournement parce que le différentiel gauche-droite au premier tour est supérieur à 6 points
Il s’agit de :

  • Provence Alpes Cote d’Azur
  • Poitou Charentes
  • Rhone Alpes
  • Bretagne
  • Languedoc-Roussillon

Une région, la Bourgogne, semble gagnable pour la gauche, sauf si les reports de l’UDF sur l’UMP se faisaient à 100% et si au moins 25% des voix de l’extrême droite ralliaient JP Soisson.

Deux régions sont gagnables pour la gauche sauf mauvais reports entre les différentes listes de gauche et fuite d’au moins 30% de l’électorat d’extrême droite vers la liste de droite. Il s’agit de Picardie et Franche Comté.

Enfin dans 2 régions la Basse Normandie et l’Auvergne, un renforcement du vote sanction pourrait réserver à la droite de mauvaises surprises.

A l’inverse en Ile de France, le total des voix de la droite modérée, supérieur au total des voix de gauche peut mathématiquement permettre à JF Copé d’espérer. Il faudrait pour cela que les reports de la liste UDF soient supérieurs à 80%. Or beaucoup d’observateurs pensent que la liste Santini a drainé une part non négligeable d’électeurs issus de la gauche.

Comparaison des résultats Gauche et Droite sur un découpage en classes identiques